Jean-Claude Latouche – Hommages

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 3 janvier 2013

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HOMMAGES A JEAN-CLAUDE LATOUCHE

Par Jean-Luc HULIN
UL CGT de Maubeuge et Environs

Avec JEAN-CLAUDE, la CGT de SAMBRE AVESNOIS a perdu l’un de ses camarades des plus sympathique et attachant tant il était à l’écoute et au service des autres.

La nouvelle de sa mort soudaine nous a toutes et tous plus que peinés,
elle nous a meurtris.

Jean-Claude était le Militant par excellence.

Je l’ai connu à l’usine des FACEJ comme on disait dans le temps, devenu JEUMONT-SCHNEIDER et enfin JSPM. Il a été de tous les combats des salariés de cette entreprise et de la région en général.

Ouvrier aux ateliers de montage de la Division du Matériel Électrique, il y a fait ses classes syndicales avec des acteurs historiques du syndicalisme CGT DE SAMBRE AVESNOIS.

Jean-Claude FONTENELLE, Ambroise PERIN et Pierre DELMARLE sont des noms qui restent en notre mémoire.

En 1972 et 73, c’est avec Ambroise PERIN, Serge VERPLAESTE, Alain STOCKER et bien d’autres qu’il engage le bras de fer avec la direction pour la reprise en main de l’Entraide par les salariés. Ca débouchera sur la création de la Mutuelle et de la coopérative d’entreprise. Jean-Claude sera le premier Président de la mutuelle de Jeumont et entrera au conseil d’administration de l’UDMA où il siégera de nombreuses années. Toute sa vie militante, il sera aux cotés des défenseurs de la mutualité et des mutualistes.

En 1976-77 avec les mêmes, c’est la lutte pour la reconnaissance des qualifications et des classifications succédant à la grille PARODIE. Des mois de bataille pour faire définir à leur juste valeur les définitions des métiers. En sortira un document écrit par les militants CGT qui sert encore de référence aujourd’hui dans les ateliers et les bureaux.

En 1985-87 Jean-Claude est dans la lutte pour la sauvegarde de l’emploi à JEUMONT-SCHNEIDER où un plan de licenciements prévoit la suppression de près de 1300 emplois. C’est le début des réductions des effectifs qui verront passer ce fleuron de l’industrie de SAMBRE–AVESNOIS  de 3500 à 1000 emplois en 20 ans.

Jean-Claude est bien sur dans l’action lors de l’occupation des locaux en 1993 lorsque FRAMATOME, devenu propriétaire de l’usine, veut vendre à ALSTHOM la partie électromécanique pour ne garder que le nucléaire comme activité.

420 licenciements sont programmés avec ce projet et la plupart des délégués CGT sont sur la liste. Ça donnera lieu à la plus grande manifestation des salariés de SAMBRE AVESNOIS depuis des lustres puisque se rassembleront plus de 10 000 personnes à JEUMONT.

L’année suivante, il fait son infarctus et c’est en 1997 qu’il part en préretraite.

Sitôt retapé, et encore, a-t-il vraiment attendu ? Il se lance dans la défense des chômeurs pour animer le comité CGT des privés d’emploi de l’union locale de MAUBEUGE.
Combien de fois s’est il présenté aux portes des ASSEDIC et aujourd’hui de PÔLE EMPLOI pour faire valoir les droits de ceux qui sont privés du premier d’entre eux, le droit au travail pour nourrir et élever sa famille ?

Dans le même temps, il intègre la section des retraités de l’Union locale CGT de Maubeuge où il prend sa place dans les débats et actions. En 2011 il y est nommé secrétaire adjoint lorsque la section devient syndicat des retraités.

Et en 2010, bien qu’affaiblit par la maladie, c’est dans les rues de MAUBEUGE que JEAN-CLAUDE arpente le pavé avec les salariés et les retraités pour défendre le droit à la retraite à 60ans et des pensions décentes.

Il ne fait aucun doute qu’il s’apprêtait à faire de même en 2013 puisque le sujet revient sur le premier plan de l’actualité.

Mais JEAN-CLAUDE, ce n’était pas qu’un homme d’action, c’était aussi un homme de conviction, mettant un point d’honneur à donner son avis pour le partager avec ses camarades afin de rassembler le plus largement possible. Toujours membre de la commission exécutive de l’union locale, il lui tenait à cœur d’y participé et d’y débattre.

Enfin, JEAN-CLAUDE, c’était aussi l’ami, le camarade avec toute la beauté de la signification de ce mot CAMARADE, si bien chanté par Jean Ferrat.

Il en était fier de ce mot, il avait un sens pour lui et pas qu’un peu.

Que sa vie serve d’exemple à toutes celles et tous ceux qui l’ont côtoyés et aux générations futures qui en entendront parler, ce qui ne saurait manquer tant il laisse un vide dans nos rangs. Il faudra qu’ils soient nombreux pour le remplacer car il prenait de la place JEAN-CLAUDE.

A sa famille, Marie-Paule sa compagne, ses enfants et petits enfants, j’adresse au nom de toute la CGT nos sincères condoléances et le témoignage de notre profonde amitié.

A toi JEAN-CLAUDE, je te dis ADIEU CAMARADE, nous poursuivrons ton combat.

_________________

Par Jean-Pierre ANCIAUX
pour Le Comité des Privés d’Emploi
CGT de Maubeuge et Environs

BONJOUR A TOUTES ET A TOUS

Quelques membres du Comité des Privés d’Emploi CGT de Maubeuge et Environs et moi-même, vous remercions de votre présence.

Nous souhaitons rendre un dernier hommage à notre Secrétaire et Ami, JEAN-CLAUDE LATOUCHE.

Qui était Jean-Claude,

Un adhérent et un militant à la CGT depuis de nombreuses années durant sa vie professionnelle. Il est élu comme Délégué Syndical à Jeumont-Schneider, ceci à plusieurs reprises.
En retraite, il mettra en place le Comité des Chômeurs en 1997 suite à la disparition des fonds sociaux des Assedic.
De nombreuses actions secouent la France, l’Etat cède, on obtient la prime de Noël. Il sera commissaire paritaire Sambre-Avesnois et deviendra par la suite Administrateur Unedic.

Jean-Claude admirait Gandhi et le Pasteur Martin Luther-King.
Ces personnes pour lui avaient changé la société de leur pays, repousser le racisme, ceci rien qu’avec des phrases et des mots.
Ils étaient des rassembleurs comme il aimait le dire. Il s’identifiait un peu à eux et aurait voulu trouver les mots justes pour mieux aider les demandeurs d’emploi, il me l’a souvent dit lorsqu’il voyait trop d’injustices.

Lui aussi avait le don de nous unir, de nous rassembler afin de préserver et de défendre nos droits, nous, les exclus du travail, et en conquérir de nouveaux.

Jean-Claude était courageux, téméraire et déterminé pour construire un rapport de force afin de peser sur les décisions de société qui concernaient le quotidien et l’avenir des demandeurs d’emploi, merci à lui pour cet acharnement.

Merci à lui aussi, lorsqu’il a fallu se battre pour la constitution des dossiers des recalculés. Il a été le poumon et le premier à se mettre à la tâche, et jusqu’à la victoire qui s’en suivit en mai 2004.
Merci encore Jean-Claude pour l’aide constante et ton dévouement pour la cause des chômeurs à qui on avait supprimé leur droit d’indemnisation de chômage. Merci pour les radiés de Pôle emploi qui, grâce à toi, à tes négociation, tes interventions, ont pu être réintégrés et récupérer leurs droits sur les listes de l’ANPE.
Bravo pour toutes ces familles que tu as sauvées de la misère et de l’exclusion.

Il était également un ardent défenseur du Gavroche (bateau mouche), chaque année, fin août, il organisait pour les privés d’emplois et leurs enfants, un après-midi de détente et de revendications. L’essentiel de cette démarche était que les gosses des chômeurs puissent aller une fois sur un bateau et sortir des cités et voir les berges de la Sambre.
Il avait du cœur notre Jean-Claude.

En tant qu’Administrateur à l’Unedic, notre ami s’accrochait souvent avec les représentants du Medef qui à ses yeux défendaient les intérêts d’une société capitaliste et égoïste.

Il était à l’écoute des gens, il s’inquiétait de leurs problèmes et allait souvent les voir chez eux. Il se rendait disponible pour tout le monde.

Il ne se ménageait pas lorsque les droits des gens étaient engagés, c’était un combattant et ne tolérait aucune injustice.
De la patience, il en avait à revendre. Je me souviens lorsqu’il roulait avec sa vieille Datsun, il devait remettre de l’eau dans le radiateur à chaque arrêt. Il ne s’énervait jamais, moi, si.

Jean-Claude s’impliquait aussi dans le monde associatif, telle que l’association ACID. Il en devint Administrateur et grâce à ce poste, il aidait tous ceux qui n’avait plus d’indemnisations en leur procurant de petits boulots afin qu’ils puissent survivre à la fin du mois.

Au Pôle emploi, il fait parti du Comité de Liaison. De ce fait, il pouvait intervenir en cas de litiges sur certaines radiations à l’ANPE.

Sous sa présidence, le Comité intègre le Collectif du Refus de la Misère, c’est un regroupement de plusieurs associations (tels que Saint-Vincent de Paul, Attac, Atd… quart-monde, les Restos du cœur, les Sans papiers, Cimade, Secours Populaire et Catholique, Les Droits de l’Homme
Pour ne citer qu’eux.

Notre Secrétaire ne supportait pas la méchanceté, l’hypocrisie et le mépris de certaines personnes envers les plus fragiles.

Jean-Claude était un homme authentique, avait du respect pour tout le monde, quelques soient ses origines, sa religion et ses convictions.

Jean-Claude était un idéaliste et ne rêvait que d’un monde meilleur où tous seraient égaux.

Il était aussi de très bon conseil, toujours à nous donner un coup de main pour nos démarches. Je n’étais pas toujours d’accord avec lui, nous nous sommes souvent chamaillés pour, mais notre amitié était la plus forte et nous nous réconcilions très rapidement.

Il nous a fait connaître ses convictions et nous a mis face à certaines réalités de la vie. Nous n’oublierons jamais tes valeurs humaines et ta gentillesse et ta disponibilité.
Merci pour tout cela et pour ce que tu as fait de ton vivant.

Repose en paix Jean-Claude car tu l’as bien mérité.

Une Réponse à “Jean-Claude Latouche – Hommages”

  1. tastard jocelyne dit :

    Jean-Claude était pour moi une bouée de sauvetage, pour moi et mes enfants. pendant une difficile période où j’étais au chômage et dans la galère, un jour de période de fête des mères mai 1998, je passai sur el amrché de Maubeuge et il me donna un poème écrit par annick Mattighello qui m’a remonté le moral, ce jour là çà faisait près d’une semaine que j’étais sous alimentée. et puis j’ai rejoins le comité des privés d’emploi CGT. notre premier combat a été le prix de l’eau chaude aux provinces françaises, avec Maryse Petit ma copine. Puis, la lutte contre le PARE, et le combat pour la prime de Noël pour les privés d’emploi. Ensuite avec le PCF, les pétitions pour la réouverture du Planning familial en 1999, dans mes galères, je luttais pour aider les autres comme moi dans la misère à se relever! Jean-Claude était auprès des plus démunis avec nous!! il était avec mes enfants durant toutes ces années, et présent lors de leur funérailles l y a 3 ans. il avait un coeur énorme et une gentillesse sans limite.
    je ne l’oublierai jamais.

    jocelyne Tastard
    dommage que mes camarades comme jean-pierre anciaux ne m’est pas averti de son décès, Alain Groisne, ou quelqu’un de Louvroil…

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