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Conférence sociale 9 et 10 juillet 2012

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 6 juillet 2012

Publié le 5 juillet 2012

Conférence sociale des 9 et 10 juillet

Point de presse avec Bernard Thibault

(vidéo)

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Introduction liminaire du secrétaire général de la CGT lors du point de presse du 5 juillet 2012

La CGT s’est félicitée du principe de cette conférence qui marque une posture plus volontariste du gouvernement en matière de dialogue social.

La CGT considère qu’il faut faire progresser à cette occasion la démocratie sociale. Nous nous félicitons de la réunion sur ce thème le 9juillet avec le président de la République, en préambule à la Conférence sociale.

Comme j’ai eu l’occasion de le souligner lors de la rencontre organisée en juin par le Premier Ministre, le président de la République et le gouvernement doivent tenir compte des aspirations des salariés à plus d’écoute des syndicats et à plus de prise en compte de leurs attentes pour de réels changements de politique économique et sociale.

Comme sur l’ensemble des sujets en discussion, la CGT fera part de ses propositions et revendications qui portent dans trois directions sur la démocratie sociale :

· La production des normes sociales,

· Les institutions représentatives des personnels et leurs attributions,

· Les droits et les moyens syndicaux.

J’en cite quelques-uns pour l’exemple :

· La reconnaissance de droits nouveaux en faveur des salariés pour intervenir dans les entreprises,

· La reconnaissance du droit syndical interprofessionnel,

· Mettre fin à la discrimination dans les moyens matériels et financiers entre organisations d’employeurs et salariés,

· Réformer la représentativité des organisations d’employeurs,

· Faire respecter la liberté syndicale sur le lieu de travail.

La Conférence sociale sera un moment important. Nous jugerons de la réussite de cette conférence en fonction du degré de prises en comptes de nos propositions.

La CGT a beaucoup insisté sur la nécessité de lier étroitement les choix économiques aux dossiers sociaux qui définissent le périmètre des tables rondes à partir desquelles le dialogue va s’organiser avec le gouvernement.

Il y a à l’évidence des questions économiques lourdes qui relient les différents thèmes retenus.

La plus centrale tourne autour du choix de l’austérité renforcée ou d’un nouveau type de croissance créateur d’emploi.

Le Sommet européen des 28 et 29juin a certes adopté quelques mesures d’urgence pour parer au plus pressé mais comme la CES l’a affirmé, on peut douter que ces mesures soient à la hauteur des défis auxquels l’Union européenne doit répondre pour regagner la confiance des travailleurs et des citoyens.

Nous sommes bien loin de la perspective d’un « contrat social pour l’Europe » porté par l’ensemble du mouvement syndical.

Il y a des attentes contradictoires qui s’expriment avant la Conférence. Le patronat, s’il prend acte du changement de majorité politique continue de peser de tout son poids pour que le cap soit maintenu en matière de flexibilité du travail et d’allègement du coût du travail.

Le changement doit justement consister à tourner le dos aux vieilles recettes qui n’ont pas marché.

C’est bien la dévalorisation du travail qui est à l’origine de la crise systémique du système économique et il est donc faux, comme l’affirme MadameParisot, que les difficultés économiques et le chômage seraient liés à un coût du travail trop élevé en France. Le coût du travail, productivité horaire du travail incluse, est en-dessous de la moyenne de l’Union européenne.

Toute mesure qui s’appuierait sur un tel postulat aurait des effets négatifs sur la sortie de crise et sur l’emploi.

Le rôle de l’Etat doit être fondé sur une vision stratégique et de long terme. La CGT considère qu’il n’y aura pas de solution durable en matière d’emploi, de pouvoir d’achat ou de redressement productif s’il n’y a pas un ensemble de mesures permettant de s’extraire de la recherche de la rentabilité financière de court terme qui domine dans les entreprises.

Plusieurs propositions concrètes formulées par la CGT sur les différents thèmes revendicatifs visent à modifier en profondeur les choix de gestion dans le sens de l’intérêt du pays comme dans l’intérêt des salariés.

C’est notamment le cas de la remise à plat complète des aides et exonérations fiscales et sociales aux entreprises qui s’élève à 172milliards d’euros, soit près de 4fois l’impôt que versent les sociétés.

Si les deux jours de conférence ne permettront pas à l’évidence d’approfondir toutes les questions posées, la CGT attend, au-delà de négociations à engager, des mesures immédiates qui appellent une expression du gouvernement.

La CGT considère qu’il est urgent en plusieurs domaines d’obtenir de premières décisions concrètes en faveur des salariés.

· Nous avons notamment mis en avant l’égalité salariale femmes-hommes où il faut maintenant instituer des sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas la loi,

· On pourrait faire de même pour les employeurs pratiquant des minimums de branche inférieurs au SMIC pour booster la négociation sur les grilles de rémunération,

· On pourrait aussi majorer les heures complémentaires à 25% (puis 50%) pour les salariés à temps partiel. Ou encore créer une « sur cotisation » employeur destinée à dissuader ceux-ci à recourir aux emplois précaires ou aux emplois à temps partiel subi,

· Il faut convoquer d’urgence la Commission nationale de lutte contre le travail illégal qui représente au moins l’équivalent de 4points de PIB et qui porte un grave préjudice aux finances publiques et au financement de la protection sociale.

Dans le même ordre d’idée, la situation des travailleurs sans-papiers doit être réexaminée sous l’égide du Ministère du Travail,

· Il y a urgence à prendre toutes les mesures nécessaires pour stopper la fermeture de sites, les plans de licenciements et donner les droits suspensifs aux salariés sur les choix stratégiques, redéfinir le licenciement économique (voir décision Cour de Cassation Sodi Medical),

· La suppression de la Loi TEPA, l’augmentation des effectifs à Pôle Emploi avec l’objectif d’un agent pour accompagner 60demandeurs d’emploi, la consolidation de l’AFPA, le rétablissement de l’AER (Allocation Equivalent Retraite) supprimée au1erjanvier2011 pour les seniors au chômage afin de leur assurer un revenu de remplacement ou de complément,

· Il ne doit plus être possible de conjuguer dans une même entreprise des périodes de chômage partiel et des périodes où l’on impose des heures supplémentaires,

· Il faut une remise à plat du dispositif de rupture conventionnelle du contrat de travail qui donne lieu à de nombreux abus.

La CGT considère que les exigences de rentabilité financière sont la première cause de la désindustrialisation. Ces exigences minent la rémunération du travail, l’investissement dans les productions, la recherche et l’innovation.

L’état stratège et développeur doit se donner les moyens de ses ambitions, au service de l’intérêt général.

La CGT préconise de fixer l’objectif de créer un million d’emplois à l’horizon 2017, ce qui contribuerait au plein emploi car un emploi industriel génère quatreemplois induits dans le reste de l’économie.

Il faut équilibrer les rapports donneurs d’ordre / sous-traitants, porter la part du PIB consacrée à la recherche et développement à 3% à l’horizon 2017 et limiter les dividendes versés aux actionnaires à 10% de l’excédent brut d’exploitation de l’entreprise.

Il est nécessaire d’assurer des financements appropriés : un pôle financier public et des crédits sélectifs et à taux réduits pour les PME et les collectivités territoriales doivent y contribuer.

Après la mesure très décevante prise au 1erjuillet sur le SMIC et la confirmation d’un tassement global des rémunérations en 2011, il est nécessaire que la Conférence sociale puisse fixer un cap plus stimulant.

La remise à plat totale du système d’exonération de cotisations sociales est une urgente nécessité. Chacun le sait, ce système est une véritable « trappe à bas salaire ». Il s’agit aujourd’hui de renverser ce mécanisme qui consiste en réalité à subventionner des employeurs dont la grande masse n’est pas exposée à la concurrence internationale, sans aucune contrepartie en matière de création d’emploi ou d’augmentation des salaires.

La CGT se refuse d’entrer dans la querelle stérile consistant à opposer hausse du SMIC et progression générale des salaires. Instaurer des mécanismes de sanctions contre les employeurs pratiquant des minimas de branche inférieurs au SMIC et relancer des négociations de branche à dater dans un calendrier court permettrait de dynamiser la négociation salariale.

Une attention particulière doit être accordée aux salariés des TPE dont le salaire moyen mensuel à temps complet est de 1330euros bruts inférieur à ceux des entreprises de plus de 1000salariés.

Nous rappelons nos revendications en matière de retraite qui portent notamment sur le rétablissement du droit au départ à la retraite à 60ans et la reconnaissance de la pénibilité des métiers en consolidant le système actuel de retraite par répartition.

Les discussions doivent débuter dès que possible.

La question du financement de la protection sociale est essentielle pour assurer la pérennité de notre système solidaire de sécurité sociale. Cela nécessite une réforme du financement des cotisations employeurs, notamment par l’institution d’une modulation des cotisations en fonction de la politique des entreprises en matière d’emplois et de salaires.

La situation dans les différentes fonctions publiques appelle un bilan contradictoire des réformes actuellement en cours avant d’officialiser des mesures négatives portant sur l’emploi et les missions au service de la population.

Publié dans Dates A Retenir, Egalité, Luttes, PRECARITE, Salaires | Pas de Commentaire »

Conférence sociale

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 6 juillet 2012

Conférence sociale dans Chômage humanitefr
le 5 Juillet 2012

 

Thibault appelle

le gouvernement

à « changer en positif le quotidien des salariés »

 

Le secrétaire général de la CGT a demandé jeudi au gouvernement de « montrer un certain volontarisme (…) pour changer en positif le quotidien des salariés ».

Bernard Thibault s’exprimait devant la presse quatre jours avant le début de la conférence sociale des 9 et 10 juillet. « C’est un moment important pour le gouvernement qui doit montrer un certain volontarisme à prendre des mesures pour changer en positif le quotiden des salariés », a-t-il dit.

Première de ces mesures: « stopper la fermeture des sites performants » et « redéfinir le licenciement économique » par une loi. Pour le leader de la CGT, qui évalue à 80.000 le nombre d’emplois menacés actuellement, « les exigences de rentabilité financière sont la première cause de la désindustrialisation ». « Le coût du travail est inférieur à la moyenne européenne » et « il est donc faux de dire, comme l’affirme Laurence Parisot (présidente du Medef, ndlr), que les difficultés économiques et le chômage seraient liés à un coût de travail trop élevé ».

Bernard Thibault a aussi demandé que « les salariés aient un droit de regard sur les choix stratégiques des entreprises », « un droit suspensif » sur les décisions, au sein des Conseils d’administration.

Mesures immédiates

Le numéro un de la CGT a plaidé également en faveur de « mesures immédiates qui ne coûtent pas des milliards ». Il a cité la nécessité d’imposer des sanctions aux entreprises qui ne respectent pas la loi en matière d’égalité professionnelle hommes-femmes et à celles qui ne respectent pas le Smic. Il a souhaité également « la remise à plat complète des aides et exonérations sociales et fiscales aux entreprises qui s’élèvent à 172 milliards d’euros par an » et la convocation de la Commission nationale de lutte contre le travail illégal.

Le secrétaire général de la CGT a suggéré aussi au gouvernement de fixer « l’objectif de créer un million d’emplois dans l’industrie à l’horizon 2017″. Il a expliqué qu’un emploi industriel génère quatre emplois supplémentaires dans l’économie.

  • A lire aussi:

La CGT abat ses cartes pour le redressement productif

Emploi: la liste noire de la CGT s’allonge

Publié dans Chômage, Egalité, Luttes, PRECARITE, PRESSE, Salaires | Pas de Commentaire »

Discours de politique générale

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 4 juillet 2012

CGT

mardi 3 juillet 2012


Discours de politique générale du Premier ministre

Des orientations qui nécessitent des moyens

 

Le discours de politique générale prononcé cet après-midi par le Premier ministre, devant les Députés, marque une nouvelle orientation par rapport à la politique du gouvernement Fillon. Il affiche l’objectif d’un « redressement dans la justice » et ambitionne de conjuguer « justice et efficacité », « justice et compétitivité ».

L’action envisagée est marquée par un volontarisme en matière de « reconquête industrielle ». Dans cette perspective, le Premier ministre évoque la nécessité de « rompre avec la désindustrialisation », d’un « État stratège » et d’un « pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi ». Il insiste également sur la démocratie sociale et le rôle des représentants des salariés dans les conseils d’administration.

Il confirme ainsi l’importance particulière accordée par le gouvernement à la Conférence sociale qui se réunira les 9 et 10 juillet prochains. Pour la Cgt, la réussite de cette conférence résidera notamment dans sa capacité à aboutir sur des mesures concrètes et cohérentes permettant de répondre aux préoccupations et aux attentes des salariés, des privés d’emploi et des retraités.

Insistant sur le poids de la dette publique, le Premier ministre évoque une programmation pluriannuelle des dépenses publiques avec l’objectif très contraignant de l’équilibre budgétaire à l’horizon de 2017. On peut craindre que cela ne pèse sur les objectifs affichés dans de nombreux domaines.

Le Premier ministre énumère également une série de mesures fiscales dont l’objectif serait de mieux équilibrer la pression fiscale entre les différents niveaux de revenu, entre le travail et le capital. Ainsi, la TVA dite sociale serait supprimée et celle sur le livre et le spectacle vivant réduite. Certaines niches fiscales seraient plafonnées.

Le taux de la tranche supérieur d’impôt serait porté à 45 % et une nouvelle tranche d’impôt serait instaurée avec un taux d’imposition de 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros. Il annonce également la nécessité de lutter contre la fraude fiscale. Pour la Cgt, un tel objectif nécessite plus de moyens, surtout en termes de postes dans les services concernés, alors que c’est le contraire qui semble se dessiner.

La Cgt prend acte des orientations du Premier ministre et insiste sur la nécessité de créer les conditions pour atteindre les objectifs affichés.

La Cgt insiste sur la nécessité de la mobilisation et de l’intervention des salariés, des privés d’emploi et des retraités pour la prise en compte et la satisfaction de leurs revendications.

Montreuil, le 3 juillet 2012

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EMPLOI – PAQUET Hautmont – Liquidation judiciaire

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 3 juillet 2012

DANS LA PRESSE

La Voix Du Nord

Région > Maubeuge et ses environs

Liquidation judiciaire pour Paquet Hautmont :

66 personnes sur le carreau

Publié le 03/07/2012

| LES VISAGES DE L’ACTUALITÉ |

Hier après-midi, le tribunal de commerce de Valenciennes a prononcé la liquidation de l’entreprise hautmontoise Paquet. Le pire des dénouements pour les 66 salariés de l’entreprise.

 Avant que le délibéré ne tombe, la dizaine de salariés présents ne se faisait guère d'illusions.

 

 

 PAR JULIEN CASTELLI
maubeuge@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

Ce matin, les salariés de Paquet se rendront sur leur lieu de travail. Mais pas pour travailler. Le liquidateur judiciaire va leur signifier un licenciement avec effet immédiat pour chacun d’entre eux. Une fin brutale pour l’entreprise spécialisée dans l’usinage et la construction mécanique, dont le déclin avait été amorcé en septembre 2010, par onze premiers licenciements.

Pourtant, l’espoir était encore de mise au soir du 21 mai dernier. Le tribunal de commerce venait d’accorder un sursis à Paquet, car l’administrateur judiciaire avait reçu trois offres de reprise (1). Mais la semaine dernière, la mauvaise nouvelle a circulé dans les couloirs : aucune de ces trois offres n’a finalement abouti. Sylvain Tilmant, délégué CGT, s’en explique : « Deux attendaient un financement, mais les banques ne veulent pas prêter d’argent. Et la troisième voulait prendre 27 personnes, mais selon des critères de recrutement illégaux. » L’information est donc tombée quelques jours avant l’audience d’hier après-midi. Trop juste pour se retourner. Rappelons que le 21 mai, le tribunal de commerce n’avait prononcé la poursuite temporaire de l’activité, qu’au seul motif de l’existence de ces offres de reprise… Dès lors, sans avoir eu connaissance d’un « plan B », la petite dizaine de salariés qui s’est déplacée hier à Valenciennes ne se faisait guère d’illusions. Personne ne semblait croire à une offre de reprise de dernière minute. Dans les têtes, la résignation prenait le pas sur la dramatisation.

Quelques blagues ont même fusé. Jusqu’à ce que, vingt minutes à peine après le début de l’audience, le secrétaire du comité d’entreprise, Philippe Danhyer ne vienne annoncer la nouvelle aux salariés présents. Les mines se sont alors refermées, comme confrontées à la dure réalité, qu’un infime espoir s’entêtait jusqu’alors à ne pas accepter. « Merci les gars d’avoir fini nos commandes, au revoir », ironise Grégory. « On nous a menés en bateau », accuse Jean-Pierre, qui n’a jamais vraiment cru à l’éventualité d’une reprise. D’autres estiment que les salariés ne se sont pas suffisamment mobilisés : « On est toujours les dix mêmes à venir ici, c’est bon hein… » Le délégué CGT Sylvain Tilmant est écœuré : « On ne veut pas que Paquet vive. J’ai fait mon travail, on n’a pas voulu nous aider, c’est tout. Maintenant on tourne la page. » Le directeur de l’entreprise, Christophe Desmarez, est apparu également très marqué par le délibéré. Comment en est-on arrivé là  ? L’envie lui manque d’en parler : « C’est une succession de choses, la crise… » Sur les repreneurs : «  C’étaient des projets trop légers. J’attendais qu’un plus gros repreneur se manifeste… » Ce ne sera pas le cas. Paquet rejoint le cimetière des entreprises sambriennes. « Une de plus… », grimace Sylvain Tilmant.

 •  

1.- Des sociétés nordistes Prométhée, SERMEC et SNHEC.

La Voix Du Nord

Publié dans Licenciements, Luttes, METALLURGIE, PRESSE | 2 Commentaires »

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