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Edmond Wanic… né un 7 juin 1942

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 10 juin 2012

DANS LA PRESSE

LA VOIX DU NORD – Journal numérique

Soixante-dix ans dont quarante de militantisme CGT pour Edmond Wanic

Publié le 10/06/2012 à 03h03

Le Hautmontois Edmond Wanic a été mis à l’honneur cette semaine pour ses soixante-dix printemps et ses quarante ans de militantisme à la CGT.

 Edmond Wanic en 2010 lors d'une manif européenne à Bruxelles, avec des syndicalistes polonais de Solidarnosc.

 

Impossible d’arpenter les couloirs de l’union locale CGT de Maubeuge, hier boulevard Pasteur et désormais espace Victor-Hugo rue Jeanne-d’Arc, sans tomber sur lui. Edmond Wanic, c’est le Belphégor de l’UL, sauf qu’il est bien vivant, debout, et toujours en mouvement.

C’est le 7 juin 1942 que l’intéressé a vu le jour à Hautmont, coron des Polonais où les parents habitaient, ça va de soi. Le paternel, maréchal-ferrant, rêvait d’Amérique. Mais il y avait trois ans d’attente au guichet. Dembiermont cherche alors des forgerons. Wanic père déboule avec deux autres et un contrat de travail obtenu avant même d’avoir quitté la Pologne. Les trois effectueront toute leur carrière dans cette usine d’où sortaient notamment d’impressionnants vilebrequins pour moteurs de navires. A la faveur d’un déplacement dans l’Aisne, le père Wanic rencontre sa future femme, ce qui fait qu’Edmond, et sa soeur, qui deviendra institutrice, parleront français et non américain.

Ce n’est pas du côté paternel qu’il faut chercher pour trouver la transmission d’une quelconque fibre syndicale. Le militantisme actif est alors interdit aux étrangers. Ce qui n’empêche pas de s’y intéresser. C’est le petit Edmond qui traduit à son père les tracts distribués par la CGT et, surtout, la sacro-sainte chronique juridique de La Vie ouvrière. Car Edmond est bilingue, trilingue même, si on mentionne une parfaite maîtrise du patois.

Après des études au lycée technique de Maubeuge, un bac en dessin industriel, un emploi de moniteur dans cette spécialité aux Facej de Jeumont, un nouveau cycle d’études à Reims et seize mois de service militaire dans l’armée de l’air en Allemagne, Edmond Wanic entre véritablement dans la vie active en 1964, en Lorraine. Il embarque sur le navire-amiral de la sidérurgie française, chez Sacilor, à Gandrange-Rombas, Moselle. Imaginez : une emprise industrielle de douze kilomètres de long sur trois de large, douze mille hommes à bord, le ciel mosellan embrasé la nuit par une activité qui produit trois millions de tonnes d’acier par an. Pour se déplacer sur le site, le personnel dispose d’une flotille de… deux cents « deux-chevaux » Citroën.

C’est en 1972 qu’Edmond adhère au PCF et, un an plus tard, à sa courroie de transmission de l’époque, la CGT. Dans les quatre années qui précèdent, il est syndicalement dans ce que ses camarades d’aujourd’hui appellent une « erreur de jeunesse », autrement dit à la CFDT. « J’étos à la CFDT et au parti communiste, l’patron y n’y compréno pus rin », résume aujourd’hui Edmond, qui s’est donc vite ravisé.

A deux reprises, Edmond Wanic s’est aventuré sur le terrain électoral sous l’étendard du PCF, une fois aux cantonales à Vic-sur-Seille et une autre, comme « suppléant parachuté » précise-t-il, aux législatives, du côté de Sarrebourg, secteur tenu alors par un certain Pierre Messmer. Un parachuté face à un parachutiste. Le dessinateur industriel fera aussi partie d’une délégation française du PCF qui se rendra en URSS, chez le « grand frère ».

Remercié en 1993 à la faveur d’un énième plan acier mené à la hache, Edmond Wanic rapplique en Sambre où depuis il milite inlassablement contre ceux qu’ils continuent à nommer les « patrons », même si ceux-ci ont pratiquement disparu pour laisser la place à des cadres supérieurs qui appliquent des consignes venues de multinationales. Il est aux prud’hommes en soutien aux salariés où il expose une lecture intransigeante des textes, à Bruxelles, lors d’une manifestation de la confédération européenne des syndicats libres, dans la rue ces derniers temps pour distribuer des tracts électorauxet à l’UL, sa seconde maison. Et si parfois ça monte en décibels dans les couloirs, c’est parce qu’Edmond s’y trouve et qu’il n’est pas d’accord. •  J.-M. B.

Publié dans Culture, HISTOIRE, Luttes, METALLURGIE, PRESSE | 1 Commentaire »

 

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