EMPLOI – Hautmont – Entreprise PAQUET

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 26 avril 2012

DANS LA PRESSE

Début de mobilisation hier

à l’entreprise Paquet d’Hautmont en difficulté

mercredi 25.04.2012, 05:02 – La Voix du Nord

 Les représentants syndicaux, ici Sylvain Tilmant, de la CGT Paquet, ont appelé à la mobilisation. Les représentants syndicaux, ici Sylvain Tilmant, de la CGT Paquet, ont appelé à la mobilisation.

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Pas facile d’attirer l’attention sur soi entre deux tours d’une élection présidentielle qui cristallise autour d’elle tous les débats. Les représentants syndicaux de l’usine Paquet d’Hautmont, en redressement judiciaire, et de l’union locale CGT s’y sont toutefois attelés hier.

L’entreprise d’usinage et de construction industrielle Paquet ne va pas très bien, comme on a pu le voir dans de précédentes éditions. Usine de fabrication de jouets à sa création en 1950, la société a trouvé d’autres débouchés à partir des années soixante-dix quand ses fondateurs ont créé et développé une activité de grosse mécanique d’industrie et de maintenance.

Dans la rubrique de l’actualité sociale récente, l’entreprise hautmontoise a fait parler d’elle à partir de la fin de l’année 2008, période à partir de laquelle le carnet de commande a connu une forte baisse. Onze salariés avaient alors été licenciés au moment du passage aux trente-cinq heures qu’ils avaient refusé. Fin mai 2011, Paquet a été placé en redressement judiciaire et onze départs sont intervenus dans le cadre du plan de redressement, ramenant l’effectif à soixante-dix personnes.

Toujours sous le coup de cette procédure, l’entreprise a rendez-vous le 21 mai au tribunal de commerce de Valenciennes qui examinera alors la situation et les éventuelles offres de reprise d’une activité plombée par un passif de 2,5 M E pour un chiffre d’affaires de 7 M E en 2011. La date limite du dépôt des candidatures a été fixée au 30 avril.

Une offre de reprise

C’est dans cette perspective que la CGT a lancé un début de mobilisation hier à l’une des entrées de l’entreprise où les salariés ont été conviés en début d’après-midi. Sylvain Tilmant, délégué CGT de l’usine et membre du CE, a brossé dans un premier temps le tableau de la situation devant le personnel.

EMPLOI - Hautmont - Entreprise PAQUET dans Licenciements paquet1-300x199Il a résumé l’impatience générale qui prévaut dans les ateliers où l’on attend depuis près d’un an que la situation s’améliore d’une part et, d’autre part, que des offre sérieuses soient déposées. Sur ce point précis, il semble qu’un candidat se soit manifesté, mais sans provoquer un grand enthousiasme du côté de la CGT, qui ne veut pas en dire davantage. Selon nos informations, il s’agirait d’un investisseur étranger qui a pris récemment en Sambre le contrôle d’une autre société industrielle avec, à la clef, des perspectives de développement jusqu’ici restées au point mort. Dans ce dossier comme dans celui de Paquet, les Cégétistes n’ont pas caché leur crainte quant à un éventuel « transfert de technologie » qu’on appelle encore délocalisation.

Venus de l’union locale avec Christophe Savaux, secrétaire général, d’autres syndicalistes se sont exprimés hier après-midi. André Chandelier, ancien des Tôles perforées, a creusé dans le filon de l’histoire syndicale sambrienne en rappelant que cette entreprise avait été sauvée après quinze mois d’occupation. « La situation n’est plus la même, mais vous ne pouvez plus continuer comme ça. Il faut populariser votre action. Il y a des formes d’action à mettre en place et dans l’urgence », a résumé le secrétaire de la section métaux.

Tonalité identique de la part de Jean-Marc Pourchau, de l’UL, qui a exhumé du même filon les « douze mille personnes » comptabilisées naguère dans les rues de Maubeuge pour l’entreprise Jeumont Schneider. Et puisqu’il est question de calendrier dans cette procédure, la date du 1er mai a été cochée hier après-midi comme point de départ de la mobilisation avec une place d’honneur réservée aux salariés de chez Paquet dans le traditionnel cortège de la fête du Travail, « avec vos bleus de travail et en famille », a suggéré Jean-Marc Pourchau qui a exhorté les salariés : « Ne baissez pas les bras et relevez la tête ». • J.-M. BOUTILLIER

Nous n’avons pas pu joindre Christophe Desmarez, directeur de l’entreprise.

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