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Gratuité du transport des lycéens

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 16 février 2012

Gratuité du transport des lycéens

le combat continue

Réunion publique à Lille samedi 18 février à 11h
salle Philippe Noiret, Mairie de quartier de Wazemmes
(rue de l’abbé Aerts, métro wazemmes)

Depuis le 1er janvier, les élus de LMCU (à l’exception des élus communistes) ont validé la suppression de la gratuité pour 23000 lycéens de la métropole lilloise. Cette gratuité  pour  assurer le transport de nombreux lycéens et lycéennes (un aller/retour par jour si lieu de résidence supérieur à 3 Km. du lycée) qui existe depuis 1985, contribuait au droit des jeunes à poursuivre leurs études dans les meilleures conditions possibles

Alors que l’éloignement en raison de leur lieu d’habitation concerne  23 000 lycéen(ne)s et représente une réelle contrainte, la gratuité des transports scolaires reste une condition essentielle pour favoriser leurs déplacements et poursuivre leurs  études.

Et c’est donc au nom d’une soi-disant « équité » vis-à-vis des 40 000 lycéen(ne)s (moins de3 km de leur établissement scolaire) ne bénéficiant pas de cette mesure de gratuité, qu’en cette fin d’année, des milliers de familles de lycéen(ne)s qui en bénéficiaient , se voient annoncer et imposer la mise en place d’une carte « VIVA» payante avec une tarification pour l’ensemble des lycéen(ne)s de 18€ par mois et par enfant pour les foyers imposables et de 9 € par mois et par enfant pour les foyers non imposables se traduisant par une ponction importante et supplémentaire sur leur déjà maigre pouvoir d’achat.

Cela, alors que la justice sociale, et plus encore le droit à se rendre gratuitement au lycée aurait dû se traduire par la mise en place de la gratuité pour l’ensemble des 63 000 lycéens et lycéennes.

C’est d’ailleurs ce qui ressort du mécontentement grandissant de parents d’élèves, d’associations (FCPE, PEEP, FEMMES SOLIDAIRES d’Halluin, UNRPA de Seclin..), d’organisations syndicales de retraités (CGT, FGR-FP, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA…), de partis politiques (PCF, FRONT de GAUCHE…) en réaction de cette décision injuste et pénalisante pour les foyers les plus modestes.

Lors de l’audience d’une délégation le 13 janvier, à l’occasion de laquelle plus de 1700 pétitions ont été remises à l’intention de Mme Aubry, présidente de la communauté urbaine, les représentants des élus PS et Verts par la voix de M. Cacheux et M. Quiquet, ont affirmé assumer « leurs choix et décisions politiques » en mettant en avant le critère de justice sociale et en tentant de balayer d’un revers de main toute l’argumentation de la délégation qui s’est faite entre autre autour de la dure réalité du vécu, de la pauvreté des familles, des risques d’absentéisme et d’échec scolaire.

Il est nécessaire de poursuivre l’expression et l’élargissement de la mobilisation

  • pour que les élus reviennent sur leurs choix de régression sociale ajoutant de la misère à la rigueur et à l’austérité.
  • pour que soient trouvées les solutions du maintien de la gratuité des transports scolaires et de son extension à tous les lycéen(ne)s
  • pour que l’accès gratuit à l’enseignement ne soit pas un vain mot et demeure une vraie valeur d’égalité et de justice sociale.

 

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Amiante – Déclaration de la délégation CGT

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 16 février 2012

Amiante - Déclaration de la délégation CGT dans Actions_européennes cgt-conf 

 Déclaration de la délégation CGT au

 procès de l’amiante à Turin :

 la multinationale Eternit condamnée !

 

Mesdames, Messieurs, Cher(e)s Ami(e)s, Cher(e)s Camarades,

Je voudrais tout d’abord au nom dela Confédération Généraledu Travail (CGT), rendre hommage à l’action courageuse et opiniâtre de l’AFEVA, l’association italienne de défense des victimes de Casale Monferrato, au soutien des organisations syndicales et des institutions locales.

Rendre hommage particulièrement à Romana Blasotti Pavesi, Bruno Pesce et Nicola Pondrano, qui depuis trente ans ont été l’âme de ce difficile combat, marqué par tant de souffrances et de deuils.

C’est grâce à eux si ce procès a pu avoir lieu, si la culpabilité deux grands  ex-dirigeants du groupe Eternit, Louis de Cartier de Marchienne et Stéphan Schmidheiny, a pu être minutieusement démontrée, audience après audience.

A l’issue du plus grand procès jamais organisé sur le drame de l’amiante, le Tribunal de Turin vient de les condamner à des peines très lourdes, pour ce crime lucratif que représente le fait d’avoir, au nom du profit, provoqué le désastre sanitaire, social, environnemental et économique, causé par l’amiante.

Ils ont violé les règles de sécurité au mépris de la santé et de la vie des salariés des quatre usines de Casale Monferrato, Cavagnolo, Rubiera et Napoli

Ils sont responsables d’une véritable catastrophe sanitaire environnementale qui a causé plus de 3.000 victimes. 70 % d’entre elles proviennent de Casale Monferrato, ville martyre de l’amiante.

Ces dirigeants au plus haut niveau du capitalisme ont cru pouvoir organiser leur impunité par une politique délibérée de dissimulation des risques, politique fondée sur des stratégies identiques dans tous les pays du monde, stratégies sciemment orchestrées, sur l’usage contrôlé ou sécuritaire de l’amiante, le mensonges sur la toxicité.

Aujourd’hui, cette impunité est battue en brèche par le procès pénal de Turin, mais aussi partout où des procédures judiciaires mettent à jour les stratégies criminelles des sociétés multinationales Eternit.

Ce jugement contre la multinationale Eternit  marque un tournant judiciaire dans l’histoire mondiale des procès contre les industriels de l’amiante.

Il condamne la stratégie mise en œuvre par les firmes multinationales de l’amiante qui ont organisé une désinformation délibérée des effets sanitaires de l’amiante à l’échelle mondiale ayant conduit à la catastrophe que l’on sait, non seulement en Italie mais partout où l’amiante a été utilisé.

Ce jugement était très attendu par les familles de victimes de l’amiante italiennes, les 6 000 parties civiles et par celles du monde entier, car l’enjeu du procès de Turin dépasse les frontières de l’Italie.

Un formidable encouragement à la lutte pour les victimes de l’amiante du monde entier.

En France, où l’amiante fait près de 10 morts par jour, le jugement pénal rendu aujourd’hui à Turin est un formidable encouragement pour les victimes qui attendent un procès pénal depuis quinze ans.

Il n’est pas concevable qu’une catastrophe sanitaire d’une telle ampleur n’ait ni responsable ni coupable en France.

Ce qui a été possible en Italie doit l’être en France.

Face aux multinationales, qui continuent à semer la mort en exportant l’amiante dans les pays où ce matériau cancérogène n’est pas interdit, la condamnation des dirigeants d’Eternit aura valeur d’exemple.

Aujourd’hui, dans deux-tiers des pays, l’amiante n’est pas interdite.

L’amiante doit être interdit dans tous les pays de la planète. 

Montreuil, le 13 février 2012

 

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