SIDERURGIE – CULTURE – LOUVROIL (2)

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 4 décembre 2011

DANS LA PRESSE

Le « Marteau pilon », toile de Jean Amblard, à la médiathèque

vendredi 02.12.2011, 05:25 - La Voix du Nord

 Hier en milieu d'après-midi, la toile de Jean Amblard était en cours d'accrochage. Hier en milieu d’après-midi, la toile de Jean Amblard était en cours d’accrochage.

| LOUVROIL |

Il y a au moins un employé de la commune qui a travaillé hier, jour de Saint-Eloi, et il ne s’est pas privé de nous le souligner sur un mode humoristique : c’est celui qui a accroché la toile de Jean Amblard, le « Marteau pilon », prêtée à la médiathèque. …

Le lieu d’accrochage et sa hauteur sont à la mesure de l’oeuvre monumentale de 2,3 m sur 3,5 m, peinte par Jean Amblard. Depuis hier, le « Marteau pilon » trône dans la grande salle de la médiathèque, à un endroit, près de la porte d’entrée du personnel, et à une hauteur, un peu plus de trois mètres, où on pourra admirer cette toile avec le recul nécessaire.SIDERURGIE - CULTURE - LOUVROIL (2) dans Culture

Amblard tel Jonas

Amblard, à l’instar d’un Lucien Jonas qui a peint les épopées ouvrières, sociales et syndicales de la mine et du Valenciennois, notamment en garnissant de fresques les hauts murs de la salle du conseil de la commune d’Anzin, Amblard voyait grand. Son « Marteau pilon » rend hommage à une catégorie d’ouvriers qui, à l’instar des mineurs de fond, représentait l’aristocratie de la métallurgie : celle des lamineurs, ces guerriers du feu qui oeuvraient au péril de leur vie à la gueule du four et empoignaient les barres d’acier incandescentes pour les rediriger vers un laminage plus fin ou le marteau pilon qui allait les aplatir. Sur la toile d’Amblard on voit deux solides gaillards à la manoeuvre, sans aucune protection au demeurant, dirigeant une barre de métal rougie sous l’outil qu’un troisième va actionner. Le tout dans l’atmosphère hostile des hauts fourneaux du début du siècle dernier et de la fin du précédent, un environnement symbolisé par d’épaisses volutes de fumées et un fond bleu sur lequel crépitent des étincelles d’acier en forme d’étoiles.

Vernissage demain

Jean Amblard a peint cette toile juste après la Seconde Guerre mondiale, au château de Vouzeron qui servit dans un premier temps aux colonies de vacances des enfants des salariés d’une toute puissante métallurgie, puis comme maison de repos des métallos. C’est là qu’il a séjourné de 1945 à 1952, pour panser ses blessures dues à son engagement dans la Résistance qui lui valut de perdre une jambe et des phalanges de sa main droite. C’est pour remercier ses hôtes de leur hospitalité que le peintre a réalisé six grandes fresques qui sont restées au château puis ont été transférées à l’institut CGT d’histoire sociale de la métallurgie après la vente du domaine. Institut qui prête l’oeuvre à la commune pour une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans.

Arrivée enroulée du musée de Denain hier vers 11 h, la toile a été replacée sur son cadre et accrochée dans l’après-midi. Son vernissage est prévu pour ce samedi 3 décembre, à 11 h. •

 

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