Vivre avec moins de 954 euros…

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 31 août 2011

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Publié le mardi 30 août 2011
13.5% de la population vit sous le seuil de pauvreté (Insee)

Vivre avec moins de 954 euros…

 

Selon une étude de l’Insee publiée ce mardi 30 août, quelques 8.2 millions de personnes vivaient en 2009 sous le seuil de pauvreté en raison de la crise. « L’augmentation du nombre de personnes pauvres peut être rapprochée de la hausse du chômage induite par la crise » déclenchée en 2008, commente l’Insee qui confirme aussi que les inégalités se creusent entre les Français les plus modestes et les plus aisés.Ainsi, « le niveau de vie des 10% des personnes les plus modestes (premier décile) est inférieur à 10.410 euros annuels, en baisse de 1,1% par rapport à 2008″.

Pire, « alors que l’évolution moyenne annuelle relevée entre 2005 et 2008 pour chacun des quatre premiers déciles était d’environ +2%, la tendance s’inverse entre 2008 et 2009 : en euros constants, les quatre premiers déciles diminuent », poursuit l’étude. Qui plus est, les personnes pauvres le sont encore plus qu’en 2008 : l’intensité de la pauvreté (l’écart entre le niveau de vie médian des personnes pauvres et le seuil de pauvreté) passe de 18,5 à 19%, note encore l’Insee.

Quant aux 10% les plus aisés, dont le revenu est supérieur à 35.840 euros annuels, ils ont vu leur revenu croître de 0,7% de plus qu’en 2008, marquant néanmoins « un ralentissement dans la progression ».

« Au total, commente l’Insee, le contexte de crise économique se répercute sur l’ensemble des ménages, mais ce sont les plus modestes qui sont les plus touchés ». Les privés d’emploi sont ainsi en 2009 plus représentés dans les couches les plus modestes.

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Rencontre CGT/Premier Ministre

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 31 août 2011

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Aux organisation de la CGT
Montreuil, le 30 août 2011

 

Compte rendu de la rencontre CGT/Premier Ministre du 29 août 2011 [1]

 

Nous avons fait part de l’appréciation de la CGT concernant la situation sociale de cette rentrée ainsi que celle concernant les mesures gouvernementales. Cette rencontre faisant suite à la conférence de presse du 26 août, nous avons redit au gouvernement les 10 exigences de la CGT.

Au fil des échanges, nous avons pointé évidemment la question de la revalorisation du travail et des salaires,  les aides publiques aux entreprises, la réforme de la fiscalité, l’augmentation des dividendes versés aux actionnaires au dépend des investissements dans le secteur industriel, les conditions d’attribution du crédit impôts/recherche, la situation de l’emploi, notamment celui des jeunes, et la situation de l’emploi des seniors, plus particulièrement les privés d’emploi qui suite à la réforme des retraites, tombent dans le système des minima sociaux après la suppression de l’Allocation Equivalent Retraite (AER).

Nous avons également dénoncé l’injustice concernant la décision d’augmenter de 1 point la CSG sur l’ensemble des salariés et les conséquences des mesures annoncées concernant les complémentaires Santé.

Le Gouvernement assume ses décisions.

Le Ministre du travail a tenté de nous faire la démonstration que la situation de l’emploi semblait s’améliorer.

Deux sujets pourraient l’amener à prendre des initiatives vis-à-vis des organisations syndicales :

  • La situation de la politique industrielle ;
  • L’évaluation des niches sociales et fiscales suite au rapport de l’Inspection des finances.

Les lois de finance, que ce soit le PLF ou le PLFSS, vont être débattues début septembre dans le cadre des procédures parlementaires, elles devraient reprendre en partie les propositions faites par le Premier Ministre.

Tout nous conforte pour mettre en débat partout la nécessité de l’action.

_____________________

[1]
Gouvernement : F. FILLON et X. BERTRAND
CGT : B. THIBAULT, N. PRIGENT et M. OUSSEDIK

_____________________

Rencontre CGT/Premier Ministre dans Luttes pdf fichedepresentationdesmesures.pdf
pdf dans Luttes ficherpartitionentreprisesmnages.pdf

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Restructuration du Fennec…

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 30 août 2011

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La restructuration du Fennec passe par un accord d’entreprise, seule la Cgt peut signer cet accord dans le cadre de la nouvelle loi sur la représentativité! À ce jour, aucune négociation n’a été véritablement ouverte… nous n’avons aucun chiffre, aucune garantie sur l’avenir des emplois! Il y statistiquement plus de chance que 2012 voit la fin du monde qu’une signature d’un accord de restructuration par la cgt ….

 

___________________

 

Didier Cattiaux est à la tête du Fennec de Louvroil, un foyer de vie qui innove

lundi 29.08.2011, 05:15La Voix du Nord

Aujourd’hui, pour le bien-être des résidants, Didier Cattiaux souhaite repenser l’organisation du foyer.

| LE VISAGE DE L’ACTUALITÉ |

Pour être franc, le foyer de vie Le Fennec de Louvroil est beaucoup plus connu des Sambriens pour les batailles syndicales qui l’animent plutôt que pour sa structure en elle-même. Didier Cattiaux, directeur, nous entrouvre les portes d’un établissement qui depuis une vingtaine d’années se veut précurseur des politiques menées en faveur du handicap.

PAR NATHALIE WAROUX

Voici 25 ans, l’association du Fennec voyait le jour. Cinq ans plus tard, elle donnait naissance au foyer de vie Le Fennec, résidence du Pot-d’Argent à Louvroil, avec ces cinq pavillons accueillant 14 résidants chacun, une antenne administrative et un bâtiment consacré aux ateliers, le tout sur six hectares. Didier Cattiaux està sa tête depuis maintenant trois ans. « Auparavant, j’étais directeur d’un service tutélaire sur Cambrai ». Et auparavant encore, notre homme a travaillé 12 ans comme chef de service dans un service pour « jeunes adultes handicapés » dans le Valenciennois, son bassin de vie d’origine. « Ma venue à Louvroil est le résultat d’un parcours professionnel, d’un état des lieux de mes compétences. Le côté novateur de l’établissement m’a plu. Même si on ne maîtrise pas le savoir-faire de l’établissement, il est inscrit dans la politique menée en faveur de la personne handicapée », explique-t-il. Et cela depuis son origine. C’est sa raison d’être. Ici, pas de grille, pas de portes électroniques, « il est fréquent d’être accueilli sur le parking par des résidants ». Il est tout aussi fréquent que des résidants aillent au tabac seul, au restaurant…

Une organisation à repenser

Vingt ans durant lesquelles l’établissement ne s’est pas vu vieillir. Et qui oblige aujourd’hui le directeur à repenser son organisation, pour en faire une « organisation collective au service de l’individuel », et non plus calquée sur un modèle scolaire.

Cela passe par une recomposition des équipes en place, car « jusqu’ici, il y avait une équipe « hébergement » et une équipe « animation ». L’idée est de réaliser un plateau technique, mixant ces équipes, et affecté au service de chacun des cinq pavillons du foyer de vie ». Une réorganisation touchant la soixantaine de salariés du foyer, et nécessaire pour laquelle Didier Cattiaux s’est fixé, comme échéance, janvier 2012.

En trois ans, l’homme s’est déjà bien démené, bataillant pour conserver au Fennec cet esprit « novateur » qui l’a vu naître. Ainsi, plusieurs autres établissements du secteur, et du Valenciennois ont calqué leur système de sécurisation des médicaments sur celui du Fennec qui a choisi de travailler avec un pharmacien chargé de préparer les doses hebdomadaires à administrer aux résidants. « Le pharmacien nous a fait confiance. Il s’est équipé d’un logiciel spécifique et prépare l’ensemble des traitements dans son laboratoire », explique Didier Cattiaux. Ce même directeur a choisi d’innover aussi dans les fourneaux, puisqu’après s’être interrogé sur la qualité de la prestation cuisine, il a décidé de « tout réaliser sur place » en utilisant des « produits frais ». Enfin, il a voulu remettre le « le résidant au coeur du projet de l’établissement », en le faisant participer à toutes les réunions qui le concernent, car « rien ici ne se décide en son absence », glisse-t-il. « Nous avons même un conseil à la vie sociale, dont le président n’est autre qu’un résidant, qui se réunit trois fois par an. » Depuis peu, le foyer de vie bénéficie de l’appui de l’Association sociale de la région lilloise, qui « permet de bénéficier d’un plateau technique à l’échelon régional, de compétences que l’on a pas ». Il pourrait aussi bénéficier d’un petit coup de frais avec le travail d’un architecte missionné par Promocil visant à recréer du lien entre les pavillons et les espaces extérieurs d’un foyer qui n’a pas fini de nous surprendre. •

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Conférence de presse – Rentrée CGT

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 29 août 2011

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Publié le vendredi 26 août 2011
Conférence de presse de rentrée de la CGT

Face à la crise
la mobilisation s’impose

Vidéo et texte

 

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Braderie de Béhune – 8 septembre 2011

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 29 août 2011

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Tract à télécharger Braderie de Béhune - 8 septembre 2011 dans Justice pdf 4pagesbraderie.pdf

 

 

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Rentrée 2011

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 26 août 2011

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Tract à télécharger Rentrée 2011 dans Conditions de travail pdf tractrentree2011.pdf

Les dernières mobilisations en Europe :

  • Espagne : le 20 juin, plus de 200 000 personnes ont manifesté pour empêcher le vote, par le Parlement européen, du Pacte Euro Plus et contre les coupes dans les budgets sociaux ;

  • Grèce : les deux confédérations syndicales (GSEE et ADEDY) ont appelé à deux nouvelles journées de grève générale les 28 et 29 juin, pour s’opposer au vote par le Parlement du nouveau paquet de mesures d’austérité ;

  • République Tchèque : grève nationale des transports le 16 juin à l’appel de deux confédérations nationales (CMKOS et Association des syndicats autonomes), contre le projet de réformes du gouvernement portant sur le système de retraites, la santé, la fiscalité et autres questions sociales ;

  • Pologne : le 25 mai, à l’appel de Solidarnosc rejoint par l’OPZZ, manifestations sur l’ensemble du territoire. Le 30 juin, nouvelle manifestation nationale à Varsovie, pour l’augmentation du salaire minimum de 250 à 400 euros et un système de protection sociale (y compris de retraites) digne de ce nom. Les syndicats prévoient déjà une nouvelle mobilisation le 17 septembre ;

  • Royaume Uni : le 30 mai à l’appel de quatre fédérations nationales de la fonction publique et de l’enseignement (PCS, UCU, NUT, ATL), des milliers de manifestants à Londres et dans d’autres grandes villes du pays, pour s’opposer au dernier projet du gouvernement visant à reculer l’âge de départ en retraite des fonctionnaires à 66 ans (60 ans aujourd’hui), tout en augmentant leurs cotisations vieillesse de 3,2 %.

  •  Slovénie : les Slovènes, par référendum, ont voté à 72,18 % contre le projet de réforme des retraites exigé par le FMI et la Commission européenne prévoyant le passage à 43 annuités et 65 ans révolus pour une pension complète. Le gouvernement est contraint d’attendre une année avant de présenter un nouveau projet.

 

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Euromanifestation – à Wroclaw (Pologne) – le 17 septembre

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 23 août 2011

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Publié le mardi 23 août 2011
Joseph Niemiec, secrétaire général adjoint de la CES

« Sarkozy s’est aligné sur les positions de Merkel »

Dans une interview à l’Humanité, le secrétaire général adjoint de la Confédération européenne des syndicats dénonce les dangers de l’austérité.
Entretien réalisé par Clotilde Mathieu

Quelle est votre réaction face à ce nouvel épisode de la crise européenne ?

Joseph Niemiec. Cet épisode n’a rien de surprenant, ni même d’étonnant. Dès le début de la crise, nous savions que, même si les gouvernements ont calmé un peu la situation en aidant le secteur financier, la crise allait se poursuivre. L’austérité comme solution à la pression des marchés, ce n’est pas seulement mauvais pour les gens, c’est mauvais pour l’économie. C’est même le mécanisme qui est à l’origine de la crise aujourd’hui et qui risque de nous faire replonger dans une nouvelle crise.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, lors de leur rencontre, ont annoncé de nouvelles mesures pour calmer les marchés, et notamment de voir dans chaque pays l’instauration d’une « règle d’or ». Cette réponse vous paraît-elle appropriée ?

Joseph Niemiec. Nicolas Sarkozy s’est finalement aligné sur la vision d’Angela Merkel, avec deux approches contracycliques. Le refus de la solidarité avec le rejet des euro-obligations et l’austérité à tout prix avec la « règle d’or ». Il y a des pays où cette règle existe dans la Constitution et cela n’a pas changé le problème. Ce n’est pas une solution à la crise. C’est pourquoi depuis le début nous avons réagi de manière très ferme en organisant des euromanifs contre l’austérité. La priorité est de trouver des moyens aux états pour investir dans la création d’emplois, dans la formation, pour défendre l’industrie européenne, à un coût acceptable pour la population, sans pénaliser ceux qui sont dans la difficulté.

La création d’euro-obligations fait partie de vos principales propositions vers une sortie de crise. Pourquoi ?

Joseph Niemiec. Les états ont besoin de financer leur fonctionnement essentiel : leurs dépenses de santé, d’éducation, de transports. Lorsqu’un pays se retrouve comme la Grèce à payer des intérêts d’emprunt de plus de 10 %, cela devient totalement insoutenable. Dans cette situation très fragile, il faut une mesure de solidarité européenne qui permette aux pays de se financer quelles que soient leurs réalités économiques. Grâce à cette facilité, les pays pourront financer et développer l’investissement pour aller vers une croissance durable, à condition que cette mesure en appelle d’autres.

Lesquelles ?

Joseph Niemiec. Il y a besoin de trouver d’autres sources de financement pour soutenir la relance et défendre le modèle social européen. La taxation sur les transactions financières est l’une d’entre elles. Cette taxe a deux avantages. D’un côté, elle permet de dégager de nouvelles ressources pour financer l’investissement. De l’autre, elle freine la spéculation. Un autre chantier serait celui de l’évasion fiscale en luttant contre les paradis fiscaux. Il y a un véritable travail à enclencher afin d’organiser à l’échelle de l’Union européenne une harmonisation fiscale. La régulation du secteur financier et des agences de notation est un des points sur lesquels l’Europe doit déboucher. Même si tout le monde en voit l’utilité aujourd’hui, de grosses difficultés à trouver des instruments adéquats et à les mettre en œuvre persistent.

Quel est le sentiment des salariés face à cette crise et aux réponses apportées ?

Joseph Niemiec. Il y a avant tout un sentiment d’injustice. Alors qu’ils n’étaient pas à l’origine de la crise, ce sont les salariés qui, au travers des pertes d’emplois, des baisses de salaires, des craintes quant à l’avenir de leur pension, en paient les frais. Malgré ce qu’on a voulu nous faire croire, c’est bel et bien le secteur financier, la spéculation et le manque de régulation qui nous ont entraînés dans la crise et à gonfler les déficits publics.
Plutôt que d’être résignés, je vois une opposition très ferme des salariés, et pas uniquement en Grèce. Dans d’autres pays, la mobilisation sociale est importante. En Europe centrale, il y a eu une série de mobilisations qui ne s’est toujours pas arrêtée. En Roumanie, en Hongrie, en Slovaquie, les salariés ont manifesté contre les mesures d’austérité mais aussi contre les attaques du système social avec, par exemple, le système de négociation collective. Il y a une opposition parce que les travailleurs pourraient nous reprocher de rester trop timides au moment où il faut exprimer clairement ces opinions pour éviter le pire. L’organisation d’une nouvelle euromanifestation, cette fois-ci à Wroclaw, en Pologne, le 17 septembre, à l’occasion de la rencontre des ministres des Finances européens, va dans ce sens.

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AMBROISE CROIZAT DANS LE DICTIONNAIRE LAROUSSE

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 18 août 2011

UNE BONNE NOUVELLE:

CROIZAT DANS LE DICTIONNAIRE LAROUSSE

C’est à mettre à l’actif de ces militants et militantes CGT qui ont sont intervenus depuis des années, en écrivant aux éditions Larousse, pour que le nom d’Ambroise Croizat figure dans le dictionnaire.

C’est donc chose faite.

ambroisecroizat.jpgC’est une bataille menée de longue date par la Fédération CGT de la Métallurgie, son institut d’histoire sociale et le comité d’honneur pour la reconnaissance d’Ambroise Croizat comme l’artisan de la mise en place en 1945 de la Sécurité sociale.

En même temps, nous apprenons, par Michel Etiévent, son biographe, que les éditions Robert en feront tout autant pour la prochaine édition de leur dictionnaire.

Après l’inauguration d’une Place Croizat à Paris, de multiples inaugurations de rues, stades, lycées, jardins publics, maisons de la culture ces dernières années, la parution du nom de Croizat dans les dictionnaires papier mais aussi électroniques avec Wikypédia notamment montre que ce combat engagé valait la peine d’être mené.

Nous allons le poursuivre et même l’intensifier.

Non pas par pure nostalgie d’un passé mais pour appuyer à ce nom d’un grand homme d’Etat français, toutes les créations sociales de 1945 à 1947 aujourd’hui menacées et qui ont besoin d’être défendues au moment où les forces réactionnaires veulent en terminer avec la solidarité.

Dernièrement, lors du congrès de la FTM CGT à Reims, je suis intervenu sur le rôle joué par Ambroise Croizat dans toutes les conquêtes sociales depuis 1936 et la libération, et j’ai vu plein de jeunes délégués-es congressistes découvrir ce personnage et en même temps le mouvement ouvrier qui avait participé à la libération de la France de l’oppresseur nazi alors que les patrons, eux, avaient collaboré et s’étaient vengés des conquêtes du Front Populaire en faisant fusiller  des militants comme Jean Pierre Timbaud, Pierre Sémard et d’autres tout au long de ces années noires de la France et qui avaient été les artisans des occupations d’usines en 1936.

De l’histoire peut jaillir des luttes, et je pense qu’en ce moment l’histoire est un outil précieux pour défendre nos acquis sociaux et les améliorer et éviter de retomber dans des périodes sombres comme on a connues.

Regardons bien ce qui se passe avec les décisions de Sarkozy et de cette droite revancharde, c’est bien mettre par terre par une politique de la terre brulée sociale, tous ce que nos prédécesseurs ont mis en place pour le peuple et les travailleurs.

La crise est pour eux l’occasion d’en finir avec ce compromis établi à la libération du pays entre De Gaulle, les communistes et la CGT pour doter notre pays d’une législation sociale et d’une Sécurité sociale que beaucoup de pays ont envié et envient encore malgré le travail de sape depuis une vingtaine d’années.

Les félicitations que vient de recevoir Sarkozy de la part des agences de notations marquent bien cette revanche du patronat, félicitations en effet d’avoir remis en cause la retraite à 60 ans et demain félicitations, si, pour répondre aux marchés, à ce libéralisme destructeur, le sieur Sarkozy s’attaque à l’autre pilier de la Sécurité sociale, l’assurance Maladie.

Regardons aussi de plus prés, le maillage actuel du pouvoir pour présenter aux agences de notations, au capitalisme international, aux banquiers, aux spéculateurs de tous poils, un plan d’austérité. Celui-ci se construit en déconstruisant actuellement de grands pans du droit social comme l’inspection du travail, la médecine du travail, l’hygiène et la sécurité, les congés et les conventions collectives: tout ce que Croizat et ses compagnons avaient mis en place à la libération et qui sont des outils pour les salaires, l’emploi, les conditions de travail etc.

Oui, en parlant de Croizat, nous ne rabâchons pas l’histoire, nous la mettons au premier plan pour susciter des luttes contre les atteintes en cours et celles qui se préparent avec la règle d’or que Sarkozy veut mettre en place comme un corset étranglant toutes possibilités sociales.

Par exemple, cette idée qui, actuellement est avancée, qu’il faudrait en finir avec la cotisation sécurité sociale et la remplacer par l’impôt (CSG) ou bien la TVA, c’est une idée qui vient des milieux du Medef pour ne plus avoir à payer des cotisations sociales. Cela part notamment d’un assureur, bien connu comme adversaire de la solidarité et adepte des assurances privées, il s’agit de Denis Kessler ancien vice président du Medef qui avait demandé dans une tribune dans le journal « Challenges » au chef de l’Etat de mettre fin au compromis social de 1945.

Je me permets de rappeler qu’en 1945,Croizat dut batailler ferme pour imposer que le financement de la Sécurité Sociale soit celui de la cotisation des salariés et de l’entreprise à partir de l’assiette salariale. A cette époque, déjà, certains, exigeaient que ce soit l’impôt comme en Grande Bretagne et l’on sait ce qu’est devenue la protection sociale britannique aujourd’hui quasiment entre les mains des assurances privées.

Oui nous avons toutes les raisons en ce moment de parler de ces conquêtes sociales de la libération car c’est cela que le gouvernement de droite veut extirper de la mémoire collective pour remettre en place des systèmes qui avaient fait faillite avant la libération et ces systèmes sont ceux qui actuellement défrayent la chronique boursière par leurs malversations, la spéculation et les conséquences pour le monde du travail.

Oui, nous allons continuer à faire connaitre l’œuvre de Croizat et de ses compagnons, de ces grands moments que furent les conquêtes sociales de la libération et du rôle du Conseil national de la résistance qui, en pleine guerre, a établi le socle et les données de ces avancées sociales dignes de notre temps et qu’il s’agit aujourd’hui de préserver et de faire progresser face à la rapacité du capital.

Oui, le Comité d’honneur de Croizat va poursuivre et intensifier ce travail de connaissance de ces conquêtes sociales, c’est notre pierre à la bataille pour défendre ce que Croizat considérait comme un droit inaliénable:  le droit à la santé, à la retraite, à la sécurité dans le travail, à la famille.

Bernard LAMIRAND
Animateur du Comité d’honneur National
pour la reconnaissance de Croizat Ministre
du travail et de la Sécurité sociale de 1945 à 1947

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CAF du Nord – Présidences

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 16 août 2011

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Une de nos camarades avait donné l’alerte fin juin sur un groupe de travail constitué par les administrateurs qui ont voté la « Départementalisation » (sans CGT et UDAF non signataires) sous la houlette de M LEGENDRE de la C.F.D.T pour travailler sur le Règlement Intérieur du futur Conseil d’Administration. Elle supposait déjà des « petits arrangements entre amis » et elle avait raison !!! Un document existe, signé par l’ensemble des chefs de file (sauf CGT et UDAF), sur lequel figure la répartition des responsabilités de la future CAF du Nord :

Présidente du Conseil d’Administration C.F.T.C. (actuelle administratrice à Douai)
1er Vice-président CA MEDEF ou CGPME
2ème vice président CA
CFDT
c3ème vice président CA
FO

 

Les huit présidences des commissions locales sont-elles aussi « distribuées » et bien entendu , la C.G.T en est exclue. Même si la C.G.T n’avait pas l’intention de briguer des postes de présidence, elle aurait dû être associée à l’élaboration du Règlement Intérieur (ou statuts)

Sans doute ne sommes nous pas au bout de nos surprises !!!

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Economie

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 9 août 2011

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lundi 8 août 2011

Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers

Les marchés financiers sont de nouveau secoués. Cette fois-ci la cause en est la dégradation de la note par l’agence de notation Standard & Poor’s des obligations émises par l’Etat américain.

Après les mêmes pratiques récentes sur des Etats européens, une agence de notation se permet de risquer de fortes secousses avec des conséquences qui peuvent être lourdes sur l’économie réelle, la croissance, l’emploi, les salaires …

Une fois de plus, des officines privées se permettent de juger et de tenter de changer, par pressions des marchés financiers, la politique économique de pays (dont aujourd’hui celle des Etats-Unis, première économie mondiale) vers toujours plus d’austérité. Elles s’arrogent un rôle qui doit être celui des Etats sous contrôle démocratique de leurs citoyens. Pour le moment tétanisés par leur incapacité à réguler la finance, les Etats s’y soumettent, au lieu de s’appuyer sur les exigences des peuples.

Ce nouvel épisode met en évidence le bien-fondé d’une exigence forte qui prend partout dans le monde : il faut mettre fin à la dictature des marchés financiers pour dynamiser l’économie, créer des emplois stables, augmenter les salaires et soutenir l’investissement productif. Valérie Pécresse, ministre du Budget, annonce : « La France sera au rendez-vous de la réduction de son déficit cette année et l’année prochaine ».

De tels propos, visant à donner des gages aux marchés financiers, témoignent du fait que nos responsables politiques ne veulent pas admettre que les politiques de sauvetage des marchés financiers, mises en place depuis trois ans, sont contre-productives et en opposition à l’intérêt général.

Les programmes d’austérité exigés par les marchés financiers conduisent à la hausse du chômage et de la précarité, pèsent sur les salaires, les pensions et les minima sociaux, donc sur le pouvoir d’achat, et affaiblissent le potentiel de croissance économique.

On ne peut pas sortir de cette crise en donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers : les « plans de sauvetage » se multiplient et à chaque fois la somme d’argent nécessaire pour sauver les financiers augmente. Cet argent aurait pu, et doit, être mobilisé au service de l’emploi et de l’investissement productif.

Pour sortir de cette crise,
il faut remonter à la source :

  • il faut revaloriser le travail.
  • Il faut créer des emplois qualifiés et stables, augmenter les salaires, dynamiser l’investissement productif.
  • Il faut mettre fin aux programmes d’austérité. Au lieu de réduire les moyens des services publics et geler les traitements dans la fonction publique, ce que fait le gouvernement, il faut augmenter les dépenses utiles comme celles de l’éducation, de la santé et des infrastructures.
  • Il faut en revanche supprimer les niches fiscales et sociales inutiles, augmenter l’impôt sur les hauts revenus et taxer les transactions financières.
  • Il faut, enfin, stopper les capacités de manœuvre et de nuisances de la sphère financière et spéculative au profit d’une capacité de décisions de l’économie réelle sous contrôle démocratique.

La CGT porte ces exigences et appelle à porter d’autres choix pour une autre répartition des richesses par la mobilisation des salariés, retraités et privés d’emploi notamment par une journée d’action interprofessionnelle à la rentrée.

Montreuil, le 8 août 2011

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