SMIC

Posté par cgtmaubeugeenvirons le 16 décembre 2010

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Commission Nationale de la Négociation collective

14 décembre 2010

Déclaration de la C.G.T.

 

Selon des informations distillées par le gouvernement avant même notre réunion, il n’y aurait pas de coup de pouce pour le Smic, pour la 5ème année consécutive, au prétexte de ne pas pénaliser l’emploi et la hiérarchie des salaires, alors que les salariés ayant les plus bas salaires et le moins de qualifications reconnues sont les plus exposés au chômage ! Cherchez l’erreur !

Pourtant la crise est toujours là, les injustices et les inégalités de plus en plus criantes. C’est ce qu’ont exprimé des millions de personnes dans le mouvement inédit contre la réforme des retraites, qui portait aussi l’exigence de créations d’emplois et d’augmentations de salaire.

La crise a été utilisée pour ne pas augmenter les salaires, mais pour les actionnaires tout va bien merci.

En 2009, alors que la masse salariale des entreprises a baissé de 9,9 % sur 2008, en plein cœur de la crise, les dividendes eux ont progressé de 3 % !

Le journal « Les échos » peut ainsi dire qu’au premier semestre 2010 « les entreprises du CAC 40 sont assises sur un confortable matelas de cash. Les vedettes de la cote disposent de près de 150 milliards de trésorerie, de quoi soigner leurs actionnaires et relancer les acquisitions ».

On nous oppose régulièrement le « coût du travail » trop élevé en France par rapport aux autres pays européens. La vérité oblige à dire que rien n’est plus faux !

Chiffres à l’appui - du Conseil des prélèvements obligatoires … pas de la Cgt - le « coût du travail » en France, se situe dans la moyenne des pays qui ont à peu près le même niveau de développement économique et social. Par contre, la France se situe dans le peloton de tête en ce qui concerne la productivité du travail …

Et en tenant compte de ce paramètre, la rémunération des salariés en France est en dessous de la moyenne.

Au regard de cette situation, la question de la revalorisation du Smic se pose comme une exigence de justice sociale pour une plus grande efficacité économique.

Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler ce qu’est le Smic. C’est un salaire minimum, dû par l’employeur pour un travail effectué. Ce n’est ni une allocation, ni une assistance, ni un revenu. C’est un salaire interprofessionnel, qui doit s’appliquer à tout salarié en France et un salaire de croissance pour assurer aux salariés une participation au développement économique du pays.

Or, la consommation des ménages est le facteur qui contribue le plus à l’activité et à la croissance économique. Elle explique, au cours des années, 2000 les deux tiers de la croissance économique en France !

Qui dit consommation dit activités, emplois, recettes pour la sécurité sociale. Cela vaut en tout cas le coup d’essayer, si nous voulons tous plus de justice sociale et plus d’efficacité économique.

Le gouvernement a cette responsabilité et cette possibilité, à condition de remettre les choses à l’endroit et notamment la question des exonérations qui n’ont jamais fait la preuve de leur efficacité en matière de création d’emplois tout en encourageant une politique de bas salaires qui en plus écrase la hiérarchie des qualifications dans les grilles d’entreprises comme dans les minima de branche.

Il faut savoir que les cotisations sociales des employeurs ont baissé de 40 à 14 % depuis 1993. La cgt est opposée au principe même des exonérations.

Nous pensons qu’au minimum elles doivent être soumises à la conclusion d’accords salariaux dans les entreprises et non à la seule ouverture de négociations.

Il est tout bonnement scandaleux que les branches qui continueront à avoir des minima conventionnels en dessous du Smic, soient autorisées par le gouvernement à reporter cette régularisation à 2013 !!!

Et comment accepter que dans le cadre de la réforme des retraites vous ayez remis en cause l’obligation de négocier dans les entreprises des accords sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes avant le 31 décembre 2010 ?

Cela ne fera que renforcer la double peine contre les femmes qui cumulent les plus bas salaires et temps partiels imposés, tout comme les salariés des TPE d’ailleurs !

Cette attitude n’est pas pour nous le signe que ce gouvernement veut réellement, comme il le prétend, s’attaquer aux problèmes de l’emploi, de la précarité, des injustices de toute nature. C’est exactement le contraire.

Les salaires sont une des préoccupations majeures des salariés, ils sont en tête de liste dans les sujets de négociations, au cœur de la plupart des conflits.

C’est une question de justice sociale, de reconnaissance du travail, et d’efficacité économique. Cela justifie totalement une réelle augmentation du Smic à 1600 euros comme le revendique la Cgt - et non une aumône de 55 centimes par jour, soit le prix d’une demi-baguette de pain. !

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